dimanche 6 juillet 2008

Un petit Tour, et puis s'en vont


C'est dimanche après-midi et il pleuviote.

Derrière l'écran de mon portable, celui de la télé. Tiens ! on dirait que le marronnier repoussé !
Revoilà le Tour de France de mon enfance, du temps qu'y'avait encore des étés.

Premières étapes traditionnelles de plaine, vent dans le nez, ciré plaqués, justaucorps trempés.
Les commentateurs inspirés qui déclarent Pontivy inracontable, y'aurait trop de choses à dire (pensez-vous, il a juste perdu ses fiches...)

Déjà, sous les casques des motards, sous les calvities des retraités, dans les cars régies climatisés, la messe du cyclisme qui pollue et qui pue s'interroge.

Mais pourquoi n'y a-t-il pas plus de Français dans les premiers du classement ?

Question existentielle s'il en fut.

Est-ce parce qu'il y a dix ans que le dopage du cyclisme français a été vaincu ? (et pour être vaincu, il a fallu pas mal de sièges... allez, bof)

Vous vous souvenez ? c'était en 98. Au siècle dernier. Que dis-je au millénaire dernier !
A l'époque, les gens avaient de ces coutumes étranges : rappelez-vous la déconfiture de Richard Virenque et son air ahuri sous sa moumoute grise.
Car en ces temps lointains zet héroïques, quasi mésozoïques, que les moins de 11 ans ne peuvent pas connaître, il était de bon ton pour les hommes jeunes de se teindre les cheveux en gris.

On faisait vraiment n'importe quoi pour se faire remarquer, au siècle dernier. Avant l'invention importation de la téléréalité.

Tiens, et si je changeais de chaîne, y'a peut-être Julien Lepers sur la 3.

(finalement, j'aime bien Grace, je crois qu'on va la garder un p'tit moment...)

5 commentaires:

Monsieur Poireau a dit…

C'est un effet bizarre qui fait que le quasi seul sport où les tricheurs sont pourchassés se retrouve marqué au fer rouge (de honte !).
Pas de dopage en athlé ? en Tennis ?
Et que dire de l'Euro 2008 où pas un seul dopé n'a pu être repéré ?
Le foot est un sport propre et plein d'hygiène (et d'argent propre…).
Ca m'énerve !
:-)))

Blue a dit…

Il me semble avoir lu dans un essai hautement philosophique (voilà, ou cosmo à n'en point douter) que certains sports étaient plus sujet que d'autres au dopage, étant donné la nature de l'effort physique produit (c'est vrai que l'EPO dans le billard, c'est pas pour demain)

Mais je suis bien d'accord avec Monsieur Poireau, c'est le seul sport qui fait des efforts et médiatise son action qui s'en prend plein les gencives.

PS : au foot, ils repèrent des dopés de temps en temps mais c'est souvent au cannabis (fabien barthez par exemple) ou à la cocaïne... (c'est vrai que ça doit être super dopant le cannabis...

Olivier JL a dit…

@Blue

je ne partage pas du tout cette vision simpliste du dopage...

Se doper ne consiste pas uniquement à développer une force musculaire hors norme ou une vélocité extraordinaire.
Se doper peut aussi vouloir dire accentuer au dela de la normale ses capacités de concentration ou sa maitrise du stress en utilisant un produit qui par ses spécificités chimiques et son interaction avec le corps humain est à même d'influer sur le controle que l'athlète à de lui et de la pression.

A ce titre le cannabis est dopant.
A ce titre un joueur de billard, de fléchette, de pétanque ou de tir à la carabine peut avoir recours à des substances illicites en vue d'amoindrir les effets négatifs que peut avoir le stress sur la précision de son geste.

Blue a dit…

J'avoue que je ne suis pas particulièrement arrêté sur le sujet. D'ailleurs pour cela que je 'citais' la source et non mon opinion (très limitée).
Mais vous avez raison, et ça montre bien l'étendue de la problématique du sujet.

Pour ce qui est du cannabis, il s'agissait plus d'un pied de nez aux nuits folles et endiablées des sportifs du samedi soir. :)

Monsieur Poireau a dit…

Il y eut une époque où Yannick Noah, tennisman professionnel avait quelques soucis avec du cannabis trouvé dans ses affaires.
Lors d'une interview, il s'était beaucoup amusé des gens qui l'accusaient de se doper à la fumette vu les effets coolisant du produit !
:-))